Tuesday, September 1, 2009

Le language. À la base de la névrose chez l'homme?

Les animaux n'ont aucune idée de l'avenir. Ils ont la mémoire du passé, mais aucune inquiétude pour le futur. L'orsqu'il y a suffisament de nourriture et d'affection, l'animal est parfaitement heureux dans un éternel présent. Il n'imagine pas qu'il puisse mourrir. Il n'est pas angoissé. Il ne se cache que s'il se sent menacé ici et maintenant par des prédateurs, la famine ou la maladie.

Ainsi, quelque part en Afrique orientale, il y a deux ou trois cent mille ans, un ou plusieurs groupes de primates inventèrent le language. Son invention fut probablement utilitaire : il s'agissait de transmettre des ordres vocaux non prévus par le code génétique et destinés à l'exécution d'ordres de chasse précis.

Certes, l'apparition du language changea l'univers des homme. Un tout nouveau monde de compréhension s'ouvrait devant eux, donc celui le plus terrifiant : L'AVENIR.

Le soir, en évoquant ensemble la chasse de la journée, ils purent prendre conscience qu'un des chasseurs était mort. En imaginant par des paroles la chasse du lendemain, ils comprirent qu'ils risquaient de MOURRIR. Ensuite vint la compréhension de la MALADIE, l'apréhension de la VIELLESSE. Des horizons métaphysiques infinis et angoissants s'ouvrirent d'un coup à ces «animaux dénaturés».

Ainsi est née la névrose de l'homme.

Qu'est-ce qu'un homme? C'est un animal qui sait qu'il va mourrir et qui a besoin de se raconter des histoires. Des histoires pour oublier l'idée de cette insupportable finitude, pour conjurer la nécessité inéluctable de la mort.